Sommaire de cette série :
Le mot cryptage n’est pas un barbarisme. Il ne désigne pas non plus un impossible chiffrement sans clé. Le cryptage, c’est du chiffrement, mais dans certaines circonstances. La distinction présente un intérêt dans le domaine du renseignement et des enquêtes informatiques.
Il y a quelques semaines, j’ai eu sur Twitter une discussion (i.e. un dialogue de sourds) avec un professionnel de l’informatique au sujet du mot cryptage. Véritable tarte à la crème de la sécurité de l’information, le débat sur ce mot n’en finit pas de noircir des pages. Pour résumer grossièrement, dans cette bataille rangée, deux camps s’opposent :
- les professionnels hardcore de l’informatique qui, à l’image de mon contradicteur, estiment que :
Le cryptage n’existe pas. c’est tout. point. merci au revoir bonne soirée.
— OnDit Chiffrer (@OnDitChiffrer) 14 mars 2019
- les autres (comprenez les noobs), qui utilisent le terme cryptage – le plus souvent comme synonyme du mot chiffrement. C’est notamment le cas de certains journalistes scientifiques.



Depuis les « estrades », on peut penser que les médecins n’en font pas assez pour protéger les patients contre eux-mêmes. Ce serait toutefois oublier qu’ils sont les premiers à être troublés par ces cas désespérants, et aussi qu’ils ont les mains liées par la jurisprudence.