Le plan de réorganisation du renseignement intérieur français de Manuel Valls n’est pas une énième réforme. C’est à la fois la prise de la Bastille et la Nuit du 4 août.

En 2008, la réforme du renseignement voulue par Nicolas Sarkozy se réalisait avec la création de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), fusionnant la Direction de la surveillance du territoire (DST) et la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG).
Une partie des fonctionnaires des RG étaient alors, à leur grand dam, reversés en sécurité publique, dans la nouvelle Sous-direction de l’information générale (SDIG).
Une affaire Merah et quelques rapports parlementaires plus tard, l’actuel ministre de l’Intérieur vient de présenter son plan de réorganisation du renseignement intérieur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas qu’«une réforme de plus.»



Les couteaux de poche ne sont pas plus dangereux que les mains nues d’un terroriste, ou ses lacets de chaussures, sa ceinture, son stylo ou une flopée d’objets du quotidien qui peuvent être utilisés pour avoir le dessus sur des membres d’équipage ou des passagers.
À l’aéroport Ben-Gourion de Tel Aviv, le service de sécurité intérieure (Shin Bet) peut demander aux arrivants d’ouvrir leur compte courriel. Les passagers sont ensuite inviter à laisser les agents israéliens lire le contenu des messages électroniques, pour déterminer si ceux-ci contiennent des éléments de nature à nuire directement ou non à Israël. Si les passagers refusent ce contrôle, ils peuvent se voir refuser l’entrée au pays.
Le sequestre se révèle en fait une opportunité pour la TSA d’abandonner son obstination à vouloir contrôler tous les passagers des lignes aériennes – ce qui exige des ressources et une main d’oeuvre considérables– et de la remplacer par une approche plus efficiente et plus efficace.

