L‘administration n’est jamais pire que lorsqu’elle tente à posteriori de justifier un usage abusif de son pouvoir discrétionnaire. Surtout lorsque ses gesticulations se font devant des juges et que son incurie sert les intérêts de grands mouvements sectaires.
L’actualité judiciaire relativement aux sectes en Europe a connu une semaine chargée. Ainsi, mercredi dernier, en France, la Cour de cassation a entériné la condamnation de l’Église de scientologie pour escroquerie en bande organisée et exercice illégal de la pharmacie. Quelques heures plus tard, en France et aux Pays-Bas, des décisions de justice donnaient en revanche raison à des organisations sectaires, face à l’administration.
Cette conjonction judiciaire met en lumière le fossé qui existe entre :
- d’une part les façons adéquates de lutter au pénal contre les sectes, qui mènent à des condamnations sérieuses et
- d’autre part les gesticulations de certaines administrations qui se soldent par un camouflet pour l’appareil étatique.





Les couteaux de poche ne sont pas plus dangereux que les mains nues d’un terroriste, ou ses lacets de chaussures, sa ceinture, son stylo ou une flopée d’objets du quotidien qui peuvent être utilisés pour avoir le dessus sur des membres d’équipage ou des passagers.
À l’aéroport Ben-Gourion de Tel Aviv, le service de sécurité intérieure (Shin Bet) peut demander aux arrivants d’ouvrir leur compte courriel. Les passagers sont ensuite inviter à laisser les agents israéliens lire le contenu des messages électroniques, pour déterminer si ceux-ci contiennent des éléments de nature à nuire directement ou non à Israël. Si les passagers refusent ce contrôle, ils peuvent se voir refuser l’entrée au pays.
Le sequestre se révèle en fait une opportunité pour la TSA d’abandonner son obstination à vouloir contrôler tous les passagers des lignes aériennes – ce qui exige des ressources et une main d’oeuvre considérables– et de la remplacer par une approche plus efficiente et plus efficace.

