De l’efficacité de la lutte antisectes en France

Si l’on en croit les journaux, la lutte contre les sectes en France est principalement l’œuvre de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Cet organisme, placé sous la tutelle directe du Premier Ministre, a été créé en 2002 sous le gouvernement Raffarin. Il a pris le relais de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), créée en 1998, par le gouvernement Jospin.

En l’espace de onze ans, cet organisme éminemment politique s’est révélé incapable de mettre en place une stratégie en la matière. Pour reprendre une terminologie gaullienne, la Miviludes est un machin administratif situé à des années-lumière des réalités du terrain (1). Dans son dernier rapport annuel, la Mission envisage certes sa prochaine évolution, mais en restant désespérément axée sur le système administratif (2). Refusant une réorientation vers le judiciaire, elle passe à côté de la véritable solution à la lutte contre les sectes, le renseignement criminel, qui pourrait pourtant bientôt émerger des services spécialisés de la Police française (3).

Le pro-sectarisme par l’exemple

ou

Les errements de la loi française sur les sectes :
démonstration par l’absurde d’une non-juriste non-française sociologue canadienne

SectesDroitLa négation du fait sectaire n’est pas une vue de l’esprit. C’est une dialectique rôdée, organisée, à des fins précises.

Je me propose ici de démonter un à un les rouages de ce discours idéologique tel qu’utilisé par l’universitaire canadienne Susan Palmer pour défendre la secte nocive Néo-Phare.

Fichier PDF téléchargeable – 28 pages :

Jean-Pierre Brard, ou l’art de marcher sur la tête

SectesSur le papier, le député-maire (apparenté communiste) de Montreuil est un spécialiste de la question sectaire. Vice-président de la commission d’enquête sur les sectes à l’Assemblée nationale (1995), il fut également le principal rédacteur du rapport parlementaire Les sectes et l’argent (1999). Secrétaire de la commission parlementaire consacré aux enfants dans les sectes (2006), il est actuellement vice-président du groupe d’études sur les sectes à l’Assemblée nationale.

Mais en pratique, cet élogieux CV fond comme neige au soleil, au gré des récurrentes tribunes médiatiques dont dispose M. Brard. L’homme est en effet coutumier des inepties juridiques et factuelles en la matière.

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